En 2026, le secteur immobilier français connaîtra d’importants bouleversements, principalement à travers une réforme fiscale ambitieuse et une nouvelle approche du diagnostic de performance énergétique (DPE).

Fiscalité immobilière : révolution en vue
La loi de finances 2026 prévoit un allégement fiscal destiné à relancer l’investissement locatif. Désormais, les bailleurs pourront amortir jusqu’à 5% par an la valeur d’un bien neuf, ou 4% pour l’ancien rénové, sur 20 ans. Le plafond du déficit foncier passe de 10 700 € à 40 000 €, ce qui permettra de déduire plus de charges des revenus globaux. Les logements en location longue durée pourront même être exonérés d’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de plus-value après 20 ans. Les abattements sur les loyers varient de 30% à 65% pour les loyers très sociaux, rendant le marché plus attractif pour des projets à impact social ou environnemental.
Réforme du DPE : fin des passoires thermiques électriques
À partir du 1er janvier 2026, le calcul du DPE favorise les logements chauffés à l’électricité via un nouveau coefficient, passant de 2,3 à 1,9. Environ 850 000 logements sortiront ainsi du statut de passoire énergétique, facilitant leur location et revente. Cela impactera avant tout les petites surfaces, notamment étudiantes, qui pourront gagner une à deux classes énergétiques. Il sera aussi possible de revaloriser gratuitement son DPE existant auprès de l’ADEME sans refaire tout le diagnostic. De nombreux biens interdits à la location pourront donc retrouver le marché locatif.
Tendances prix et transactions pour 2026
Le marché immobilier s’annonce plus dynamique : environ 960 000 transactions sont attendues, contre 925 000 en 2025. Les prix des logements pourraient progresser entre +2% et +3%. Ces mouvements témoignent d’une reprise progressive, portée par les nouvelles mesures fiscales et l’assouplissement des contraintes liées à la performance énergétique. Les propriétaires seront encouragés à investir sur le long terme, profiter d’avantages fiscaux et anticiper une valorisation immobilière plus stable.
Digitalisation et obligations déclaratives
Enfin, la dématérialisation s’accélère : la transmission de factures électroniques (notamment pour les travaux) devient la norme, facilitant les démarches fiscales et renforçant la transparence. Les bailleurs devront centraliser leurs données sur des plateformes agréées, ce qui transformera la gestion administrative de l’immobilier en France.
Conclusion
2026 marquera ainsi un tournant majeur pour l’immobilier : fiscalité allégée, revalorisation des logements électriques, marché plus fluide et obligations administratives repensées. Ces changements sont conçus pour restaurer la confiance, favoriser la rénovation énergétique et redonner un élan durable à l’investissement immobilier.
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